Gazon Sec Et Sableux

Gazon sec : diagnostic rapide et plan d action pour le réparer

Pelouse sèche et jaunie avec zones brunies, sol compacté suggérant un manque d’arrosage.

Un gazon sec peut se récupérer dans la grande majorité des cas, à condition de comprendre d'abord pourquoi il sèche. La réponse n'est pas toujours un simple manque d'eau : sol compacté, feutre épais, maladie fongique, racines trop superficielles ou mauvaise variété peuvent produire exactement le même symptôme visuel. Commencez par le diagnostic, agissez ensuite dans le bon ordre, et vous éviterez de répéter le cycle verdissage-dessèchement chaque été. Le choix de la bonne variété et l’adaptation à la nature du sol (par exemple un PH sol) permettent souvent d’éviter le même problème de verdissage puis de dessèchement PH sol gazon.

Identifier les causes d'un gazon qui sèche

Avant de déclencher l'arrosage ou d'acheter des semences, il faut savoir à quoi vous avez réellement affaire. Un gazon qui jaunit ou qui prend une teinte paille peut souffrir de choses très différentes, et le traitement varie du tout au tout.

Les causes les plus fréquentes en France, surtout entre juin et septembre, sont les suivantes. Le manque d'eau pur est la cause la plus évidente, surtout après une vague de chaleur. Mais un sol compacté ou une couche de feutre épaisse peut empêcher l'eau de descendre aux racines, même si vous arrosez correctement. Un sol de type sablonneux, argileux ou compacté n'a pas les mêmes capacités de rétention d'eau, ce qui change la manière de soigner un sol gazon. Résultat : la surface semble humide, les racines crèvent de soif. C'est le diagnostic trompeur classique. Ensuite, il y a la dormance estivale : les graminées tempérées comme le ray-grass anglais ralentissent ou stoppent leur croissance lors des fortes chaleurs pour économiser l'eau. Le gazon jaunit, mais il n'est pas mort. Ce mécanisme est en fait une protection naturelle. Enfin, certaines maladies fongiques comme le dollar spot ou la fusariose produisent des taches qui ressemblent à du dessèchement localisé, et un stress nutritionnel (manque d'azote ou de potassium) peut accentuer la fragilité.

  • Manque d'eau réel (arrosage insuffisant ou mal réglé)
  • Sol compacté ou imperméable qui bloque l'infiltration
  • Couche de feutre supérieure à 1 cm qui retient l'eau en surface
  • Dormance estivale naturelle des graminées tempérées
  • Racines trop superficielles (enracinement peu profond)
  • Maladie fongique (dollar spot, fusariose) mimant la sécheresse
  • Stress thermique ou ombrage inadapté
  • Carence nutritionnelle réduisant la résistance globale

Diagnostic rapide sur place : arrosage, sol, ombre et chaleur

Main enfonçant un tournevis dans le sol pour tester l’humidité, zones de terre sèche et humide visibles.

Prenez dix minutes dans votre jardin avant de faire quoi que ce soit. Ce diagnostic rapide vous orientera vers la bonne solution.

Vérifier l'humidité en profondeur

Enfoncez un tournevis ou un bâton de 15 à 20 cm dans le sol sur plusieurs zones (zones sèches ET zones qui semblent saines). Si le bâton s'enfonce facilement sur 10 à 15 cm, l'humidité est suffisante. S'il rencontre une résistance dure dès 3 à 5 cm, le sol est sec en profondeur ou compacté. Faites ce test à plusieurs endroits : une zone qui paraît humide en surface peut avoir un sol qui bloque l'infiltration en dessous, ce qui donne exactement les mêmes symptômes qu'une vraie sécheresse.

Observer les zones et les patterns

Gros plan d’une touffe de gazon tirée, révélant la texture et une éventuelle couche de feutre au sol.

Les zones sèches sont-elles uniformément réparties ou bien concentrées en certains endroits ? Des plages sèches en plein soleil et du gazon vert à l'ombre pointent vers un stress thermique ou un arrosage insuffisant. Des taches rondes de 25 à 50 mm de diamètre, couleur paille avec un contour plus sombre, sont le signal du dollar spot. Des plaques irrégulières avec un léger duvet blanchâtre ou rosé en bordure évoquent plutôt la fusariose. Des zones sèches le long des allées ou sous des arbres traduisent souvent un tassement du sol ou une concurrence racinaire.

Contrôler le feutre et la texture du sol

Saisissez une touffe de gazon et tirez légèrement. Si vous sentez une couche spongieuse et fibreuse entre la surface et la terre, c'est du feutre. Au-delà de 1 cm d'épaisseur, cette couche bloque l'eau et l'air. Elle se forme à partir de débris végétaux et de racines superficielles accumulés. C'est une cause fréquente de gazon sec alors que l'arrosage semble suffisant.

Vérifier l'arrosage en place

Gobelet sur la pelouse pendant un arrosage automatique, gouttes visibles après un cycle.

Si vous avez un arrosage automatique ou un asperseur, posez un simple gobelet ou une boîte de conserve plate sur la pelouse pendant une séquence. Après l'arrosage, mesurez la hauteur d'eau : vous devez obtenir 1 à 2 cm. Sur une semaine, l'objectif est d'apporter 25 à 35 mm d'eau au total, pluie comprise. En période de forte chaleur, ce besoin monte. Si votre récipient recueille moins de 5 mm par arrosage, c'est clairement insuffisant.

Récupérer le gazon maintenant : actions immédiates

Une fois la cause principale identifiée, voici comment agir rapidement selon le cas.

Corriger l'arrosage en premier

Si le sol est sec en profondeur, commencez par un arrosage long et profond plutôt que des petits arrosages fréquents. L'objectif est de mouiller les 10 à 15 premiers centimètres de sol. En pratique, arrosez jusqu'à atteindre 2 cm dans votre récipient de test, puis laissez le sol s'assécher légèrement en surface avant de rearroser. Évitez d'arroser en plein milieu de journée (perte par évaporation et risque de brûlures sur feuilles). Préférez le matin tôt ou le soir. Sur sol compacté, faites des passages répétés à faible débit pour permettre à l'eau de s'infiltrer sans ruisseler.

Sauver les zones brûlées : dormir ou vraiment mort ?

Jardinier tirant une touffe de gazon d’une zone brûlée, montrant racines vivantes ou végétation sèche.

Avant de ressemer, vérifiez si les plantes sont réellement mortes. Tirez une touffe : si les racines s'arrachent sans résistance et que les tiges sont sèches et cassantes, la zone est morte. Si les racines tiennent et que vous voyez quelques points verts à la base des tiges, le gazon est en dormance et peut repartir à la reprise des arrosages ou des pluies. Le ray-grass anglais, très commun en France, est connu pour repartir rapidement dès le retour d'humidité même après un jaunissement important. Patientez une semaine après une bonne pluie ou un arrosage soutenu avant de déclarer une zone perdue.

Regarnir et sursemer les zones vraiment dégarnies

Pour les zones effectivement mortes, le sursemis est la solution la plus rapide. En juin, vous êtes encore dans une fenêtre acceptable pour ressemer, mais il faudra assurer un arrosage très régulier pendant la levée (sol constamment humide les 10 à 14 premiers jours). Les meilleures fenêtres de semis en France restent mai-juin pour le printemps, et surtout septembre-octobre pour l'automne, où les conditions de germination sont idéales. Grattez légèrement les zones nues (3 à 5 mm de sol), semez à la dose indiquée sur votre mélange (généralement autour de 30 à 40 g/m² pour les mélanges résistants à la sécheresse), et maintenez l'humidité. Pour des zones avec du feutre épais, scarifiez d'abord.

Améliorer le sol et la santé racinaire

Un gazon qui sèche régulièrement malgré un arrosage correct a presque toujours un problème de sol ou de racines. C'est là que se joue la vraie récupération sur le long terme.

Aérer pour casser le compactage

Pelouse avec trous de carottage, bouchons de terre retirés, outil de pelouse en arrière-plan flou.

L'aération consiste à créer des trous dans le sol (par carottage ou perforation) pour permettre à l'eau, à l'air et aux nutriments d'atteindre les racines. Sur un sol dur et compacté, c'est souvent la première chose à faire avant même de penser à fertiliser. Vous pouvez utiliser une fourche-bêche (planter et faire levier tous les 10 à 15 cm sur les zones dégradées) ou louer un aérateur à carotte. L'idéal est de le faire pendant une période de croissance active, au printemps ou en début d'automne, jamais en pleine canicule.

Scarifier pour éliminer le feutre

Si votre couche de feutre dépasse 1 cm, la scarification s'impose. En France, les meilleures fenêtres sont mars à mai (de préférence mi-avril à mi-mai pour que le gazon repousse avant les chaleurs) et septembre-octobre en automne. Évitez de scarifier en pleine chaleur estivale : le gazon, déjà stressé, n'aurait pas la vigueur de se régénérer et vous risquez d'aggraver les zones sèches. Après scarification, ramassez les débris et, si nécessaire, sursemez les zones dégarnies dans la foulée.

Apporter du compost et des engrais adaptés

Après aération ou scarification, un sablage léger (2 à 3 cm de sable ou de compost mélangé) permet de combler les trous et d'améliorer la structure du sol. Pour la fertilisation, une fréquence de deux fois par an reste la base : un engrais printemps avec un bon ratio d'azote (25 à 40 g/m² selon la formulation, en libération lente pour éviter les brûlures) et un engrais automne plus riche en potassium pour renforcer la résistance hivernale et racinaire. Un sol bien nourri produit des racines plus profondes, donc un gazon naturellement plus résistant à la sécheresse.

Éviter que le gazon ne resèche : plan de prévention concret

Récupérer un gazon sec, c'est bien. Ne pas recommencer chaque été, c'est mieux. Voici les leviers concrets.

Calendrier d'entretien sur l'année

PériodeAction prioritaireObjectif
Mars-avrilAération, premier engrais de printempsRelancer la croissance, décompacter
Mi-avril à mi-maiScarification si feutre > 1 cm, sursemis si nécessaireÉliminer le feutre, densifier avant l'été
Juin-aoûtArrosage profond et peu fréquent, tonte haute (6-7 cm)Limiter le stress hydrique, favoriser l'enracinement
Septembre-octobreScarification légère si besoin, engrais automne, sursemisPréparer l'enracinement pour l'hiver
Novembre-févrierRepos, éviter le piétinement sur sol geléProtéger les racines

Tondre plus haut en été

Pelouse après tonte avec résidus fins, plus dense et sombre, avec arrosage par temps chaud.

C'est le conseil le plus simple et le plus souvent ignoré : remontez la hauteur de coupe à 6 à 7 cm dès les premières chaleurs. Un gazon plus haut ombrage lui-même ses racines, réduit l'évaporation du sol et développe un système racinaire plus profond. Un gazon tondu court (3 cm) en juillet est une invitation au stress hydrique.

Pailler et optimiser la rétention d'eau

Laisser les tontes fines sur la pelouse (mulching) par temps chaud est une excellente pratique : elles forment un micro-paillage naturel qui ralentit l'évaporation, apporte de la matière organique et nourrit les micro-organismes du sol. Évitez de ramasser systématiquement les tontes en été. Vous pouvez aussi incorporer un amendement de type compost ou fibre de coco en surface après aération pour améliorer durablement la capacité du sol à retenir l'eau.

Miser sur la tolérance à la sécheresse dès le semis

Si vous réensemencez ou regazonnez une zone, choisissez des mélanges adaptés à la sécheresse. Si votre pelouse est particulièrement exposée à la chaleur, pensez aussi au choix d'un gazon plus adapté, comme le gazon sable ou des variétés tolérantes à la sécheresse. En France, les mélanges dominés par la fétuque élevée (80 à 100 %) sont reconnus pour leur résistance dans les zones chaudes et peu arrosables. Certains mélanges professionnels combinant fétuques élevées et ray-grass anglais résistant (comme des variétés à cuticule épaisse) sont disponibles à des doses de semis autour de 30 à 40 g/m² et donnent d'excellents résultats en conditions difficiles.

Adventices, maladies et stress : ce qu'il faut vérifier et faire

Un gazon affaibli par la sécheresse est une cible facile pour les adventices et les maladies. Mais l'inverse est aussi vrai : certaines maladies fongiques imitent si bien la sécheresse que des jardiniers passent des semaines à arroser une pelouse malade sans résultat.

Reconnaître le dollar spot et la fusariose

Le dollar spot se manifeste par des taches rondes de 25 à 50 mm de diamètre, couleur paille, souvent nombreuses et rapprochées. Les feuilles touchées présentent des lésions caractéristiques avec une bande brune bordée de clair. Cette maladie se développe surtout par temps chaud et humide, avec des nuits fraîches. La fusariose produit des plaques plus grandes, irrégulières, avec parfois un mycélium blanchâtre visible le matin. Dans les deux cas, inutile d'arroser davantage : un fongicide adapté est nécessaire, à utiliser avec parcimonie (maximum deux applications par an avec au moins 14 jours d'écart). Si vous hésitez entre sécheresse et maladie, regardez les bords des taches : une limite nette et des lésions foliaires orientent vers une maladie fongique.

Gérer les adventices sans aggraver le stress

Les adventices profitent d'un gazon clairsemé par la sécheresse pour s'installer. La meilleure défense reste un gazon dense. Sur les zones récupérées, ressemez rapidement pour ne pas laisser de place libre. Pour les adventices déjà installées, un désherbage manuel ou localisé est préférable pendant une période de stress : un herbicide total sur gazon affaibli peut achever les zones déjà fragilisées. Attendez que le gazon ait repris une certaine vigueur avant d'intervenir chimiquement si possible.

Ne pas confondre stress nutritionnel et sécheresse

Un gazon carencé en azote jaunit uniformément sur toute la surface, avec des reflets jaune-vert pâle. Un gazon en manque d'eau jaunit d'abord sur les zones les plus exposées (plein soleil, passages fréquents, zones compactées). Si le jaunissement est uniforme et survient malgré un arrosage correct, pensez à vérifier quand vous avez fertilisé en dernier. Un apport d'engrais azoté en libération lente peut suffire à relancer la couleur et la vigueur en quelques semaines.

Choisir la bonne solution selon votre type de gazon

Tous les gazons ne réagissent pas de la même façon à la sécheresse, et les solutions efficaces varient vraiment selon la variété. Voici les points clés pour chaque profil courant en France.

Type de gazonRéaction à la sécheresseStratégie adaptée
Ray-grass anglais (Lolium perenne)Sensible à la sécheresse, mais repart vite dès le retour de l'eau ; entre en dormance sans mourirArrosage régulier et profond, tonte haute en été, sursemis rapide des zones mortes en automne
Fétuque élevéeTrès tolérant, enracinement profond, reste vert plus longtempsRéduire l'arrosage, ne pas tondre trop court, idéal pour zones chaudes et sèches
Bermuda (Cynodon dactylon)Très résistant à la chaleur et à la sécheresse, entre en dormance sans dommagePeu d'arrosage nécessaire, récupère bien seul, convient au sud de la France
Kikuyu (Pennisetum clandestinum)Résistant à la chaleur, pousse vite, peut concurrencer les adventicesArrosage modéré, attention à la propagation, adapté aux régions méditerranéennes
Micro-trèfleExcellent en sécheresse grâce à la fixation d'azote et à ses racines profondesTondre à 7 cm quand il atteint 10-12 cm, 2-3 tontes en été suffisent, arrosage réduit

Ray-grass : récupération rapide mais surveillance nécessaire

Le ray-grass anglais est la graminée la plus répandue en France, et c'est souvent lui qui souffre le plus visiblement en été. Sa bonne nouvelle : il est résilient. Si vous le voyez jaunir en juillet, ne paniquez pas. Reprenez un arrosage profond, remontez la hauteur de coupe, et observez dix jours. Dans la majorité des cas, il reverdit. S'il ne repart pas, les zones mortes peuvent être ressemées dès septembre pour une reprise optimale.

Fétuque élevée et mélanges résistants : le choix durable pour les zones difficiles

Si votre jardin est exposé au plein soleil, en région méditerranéenne ou en zone peu irriguée, investir dans un mélange à dominante fétuque élevée change vraiment la donne. Ces mélanges développent des racines pouvant descendre à 30-40 cm, contre 5-10 cm pour un ray-grass mal enraciné. Ils tolèrent mieux les canicules répétées et demandent significativement moins d'eau que les mélanges classiques. C'est la voie à considérer si vous réensemencez une pelouse régulièrement touchée par la sécheresse. Si vous cherchez un gazon résistant au sec, orientez-vous vers des mélanges à dominante fétuque élevée adaptés aux zones chaudes et peu arrosables.

Le micro-trèfle : une alternative à vraiment envisager

Si vous en avez assez d'arroser et de repeindre votre pelouse chaque été, le micro-trèfle est une option sérieuse. Il fixe l'azote de l'air (pas besoin d'engrais), tolère très bien la sécheresse, et reste vert quand les gazons voisins jaunissent. Son entretien est minimaliste : on le tond quand il atteint 10 à 12 cm, à une hauteur de coupe de 7 cm environ, deux à trois fois en été. Il se prête bien à une transition partielle ou totale sur des zones difficiles. Ce n'est pas le gazon de stade, mais pour un jardin familial en région sèche, c'est souvent la meilleure décision à long terme.

Bermuda et kikuyu : pour les régions du sud

Si vous êtes dans le sud de la France, le bermuda et le kikuyu méritent votre attention. Ces espèces sont nativement adaptées à la chaleur et la sécheresse. Le bermuda entre en dormance hivernale (jaunissement normal d'octobre à mars) mais résiste remarquablement aux canicules estivales. Le kikuyu pousse très vite et peut se montrer envahissant, mais dans les zones où le gazon classique capitule chaque été, il offre une couverture verte robuste avec peu d'entretien. Les stratégies de récupération pour ces espèces sont différentes : insistez moins sur l'arrosage d'urgence et davantage sur le travail du sol et la fertilisation équilibrée.

Par où commencer aujourd'hui : les priorités dans l'ordre

Si vous lisez cet article parce que votre gazon est sec en ce moment, voici l'ordre d'action logique pour ne pas perdre de temps ni d'énergie.

  1. Faites le test du tournevis: enfoncez-le à 15 cm dans le sol sur plusieurs zones. Sol dur dès 5 cm ? Aération en priorité avant tout arrosage intensif.
  2. Posez un récipient lors du prochain arrosage et mesurez: si vous récoltez moins de 1 cm, augmentez la durée ou la fréquence pour atteindre 25 à 35 mm par semaine.
  3. Vérifiez les taches: rondes et dorées (dollar spot) ou irrégulières avec duvet (fusariose) ? Dans ce cas, pas d'arrosage supplémentaire, cherchez un fongicide adapté.
  4. Évaluez le feutre: si la couche dépasse 1 cm, planifiez une scarification dès que les températures redescendent (idéalement septembre si vous êtes en plein été).
  5. Pour les zones mortes, ressemez avec un mélange adapté à votre région, de préférence en septembre pour de meilleurs résultats.
  6. Remontez immédiatement la hauteur de coupe à 6-7 cm si vous tondez court en ce moment.
  7. Planifiez votre fertilisation automne (engrais riche en potassium) pour renforcer les racines avant l'hiver.

Un gazon sec n'est pas une fatalité, même dans les régions les plus chaudes de France. Avec le bon diagnostic et les bonnes actions dans le bon ordre, la plupart des pelouses récupèrent bien. Et si vous profitez de cette remise à niveau pour choisir des espèces réellement adaptées à votre sol et à votre climat, vous ne passerez plus vos étés à courir après un gazon qui refuse de rester vert.

FAQ

J’arrose plus, mais mon gazon reste sec, dois-je continuer à augmenter la quantité d’eau ?

Non. Si le sol est encore humide en profondeur (après test au tournevis), le jaunissement peut venir de la dormance ou d’une maladie, et des arrosages supplémentaires risquent d’aggraver les champignons. Dans ce cas, vérifiez d’abord l’humidité à 10-15 cm et observez les bords des taches, une limite très nette orientant vers une maladie plutôt que vers un simple manque d’eau.

Comment savoir si mon arrosage est réellement suffisant (et pas juste “en apparence”) ?

Le bon indicateur est l’eau qui atteint le sol, pas le nombre de minutes. Utilisez un récipient pendant un cycle complet pour viser 25 à 35 mm sur la semaine (pluie comprise), et adaptez en période de canicule. Si, malgré cela, le bâton rencontre une résistance dès 3 à 5 cm, le problème est probablement l’infiltration (sol compacté ou feutre), pas le volume d’eau total.

À quelle heure et à quel moment de l’année faire les travaux (aération, scarification, sursemis) pour éviter d’empirer ?

Oui, le timing compte. Arrosez plutôt le matin tôt ou le soir, et évitez les traitements, scarification ou aération en pleine canicule. Si vous devez intervenir, visez une fenêtre où la pelouse respire (températures plus fraîches) pour limiter le stress, surtout si le gazon est déjà clairsemé.

Comment distinguer un gazon mort d’un gazon en dormance estivale ?

Un gazon “jaune” n’est pas forcément mort. Si, en tirant légèrement une touffe, les racines restent vivantes et qu’il existe des points verts à la base, il peut repartir quand le sol redevient humide. En pratique, attendez une semaine après un arrosage profond ou une pluie correcte avant de considérer la zone perdue.

Que faire si je pense que c’est une maladie fongique et pas une sécheresse ?

Sur une zone suspecte de maladie fongique, mieux vaut limiter les arrosages “d’urgence”. Les taches du dollar spot ou de la fusariose ont des formes et des bords qui aident au tri, et l’excès d’eau peut accélérer l’évolution. Si vous devez intervenir, commencez par confirmer le motif (taille, couleur paille, contours, aspect le matin), puis choisissez une action adaptée, plutôt que d’arroser plus en aveugle.

Pourquoi ai-je des zones qui semblent humides mais qui sèchent quand même ?

Oui, car un sol peut être humide en surface mais sec en profondeur, surtout en cas de tassement ou de feutre épais. Refaites systématiquement le test à plusieurs endroits, y compris là où la pelouse a l’air “correcte”. Cela évite de ressemer une zone qui est en réalité bloquée par un problème d’infiltration ou de racines superficielles.

Faut-il scarifier tout de suite ou attendre, comment décider ?

Le meilleur indicateur pour décider est l’épaisseur du feutre. Si la couche spongieuse dépasse environ 1 cm, la scarification est généralement nécessaire, sinon l’eau et l’air restent freinés. En dessous, commencez plutôt par l’aération et un programme de tonte adaptée (hauteur plus haute), pour améliorer la pénétration sans mettre la pelouse trop en stress.

Comment réussir le sursemis quand la pelouse est vraiment au bord de sécher ?

La dose compte autant que la technique. Après scarification ou sursemis, le maintien de l’humidité dans les 10 à 14 premiers jours est crucial, sinon la levée échoue. Si vous semez, ne couvrez pas trop, un griffage léger de 3 à 5 mm suffit en général, et arrosez par cycles longs et peu fréquents au départ, pour former des racines en profondeur.

Puis-je sabler pour “réparer” directement un sol compacté, sans faire d’aération ?

Sur un sol très compacté, un sablage “lourd” ou appliqué sans préalable peut masquer le problème, car la structure reste dure dessous. L’idéal est d’abord carottage ou perforation, puis un apport léger de mélange (sable ou compost mélangé) pour combler, de façon à améliorer l’aération du sol et pas seulement la surface.

Mon gazon jaunit uniformément, je dois forcément penser au manque d’eau ?

Oui. La hauteur de coupe, le mulching et l’équilibre nutritionnel réduisent la sensibilité aux pics de chaleur, mais vous pouvez aussi ajuster la fertilisation. Si le jaunissement est uniforme malgré un arrosage correct, vérifiez l’engrais le plus récent, un apport azoté en libération lente peut relancer la couleur, en évitant les surdosages qui brûlent les feuilles.

Si mon ray-grass jaunît, comment savoir si je dois juste attendre ou vraiment ressemer ?

Le ray-grass anglais peut sembler repartir plus vite après le retour de l’humidité, mais ne remettez pas à plus tard les actions de fond. Si après une période raisonnable (une semaine après bonne pluie/arrosage profond) la zone ne verdit pas, considérez que la zone est probablement clairsemée ou morte et planifiez un sursemis à la fenêtre la plus favorable.

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